La motivation

Pour ce premier article, nous allons aborder un sujet que nous travaillons en préparation mentale: la motivation

La motivation est un axe déterminant dans le processus d’apprentissage. Vous avez surement des exemples à l’école de cours pour lesquels vous n’étiez pas motivés et par conséquent votre investissement était moins fort? Idem pour une pratique sportive à laquelle vous participez sans avoir de réelle motivation intrinsèque, pour laquelle la recherche de plaisir n’est pas la priorité de votre engagement dans cette activité?

Votre enfant joue t’il au foot par pur plaisir (motivation intrinsèque), pour faire plaisir aux parents (motivation extrinsèque ou amotivation ) ou peut être car il n’y a pas d’autres offres sportives sur le territoire (motivation extrinsèque ou amotivation) ?

La motivation occupe une place déterminante dans la théorie de l’autodétermination. C’est la nature de l’engagement de l’individu dans une activité qui va déterminer son niveau de motivation.

Nous allons ici nous baser sur des travaux de l’institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie. Les études démontrent (Luc Pelletier de l’université d’Ottawa) que plus l’individu est autodéterminé meilleur sera son fonctionnement psychologique. Ces travaux mettent en lumière différents types de motivation:

  • La motivation intrinsèque;
  • La motivation extrinsèque;
  • L’amotivation.

La motivation intrinsèque

La recherche de plaisir est au cœur de la motivation intrinsèque. L’individu s’engage de manière volontaire, sans forcément attendre de reconnaissance externe.

  • La motivation intrinsèque à la stimulation. Ici, la recherche de plaisir est la base de votre activité. Profiter et apprécier sont les maîtres mots. Il n’y aucun autre objectif que de prendre du plaisir dans ce que je fais.
  • La motivation intrinsèque à l’accomplissement. Ce qui motive ici c’est le plaisir que j’éprouve à m’améliorer, à perfectionner un geste technique et à me voir progresser dans ma pratique. Par exemple, j’éprouve du plaisir à voir que jour après jour ma frappe de balle est de plus en plus précise.
  • La motivation intrinsèque à la connaissance. Ce qui motive l’individu ici c’est l’intérêt qu’il porte à l’apport de nouvelles techniques, de nouvelles tactiques. Le sportif prend plaisir à s’entrainer car il va chaque jour apprendre une nouvelle forme de tir, de débordement, etc. Voici l’exemple utilisé dans l’étude : »Je pratique le Basket-ball pour le plaisir d’apprendre un nouveau lancer ».

La motivation extrinsèque

La recherche de plaisir n’est pas ce qui amène l’individu à pratiquer une activité. Ce sont des raisons externes qui l’amènent à pratiquer telle ou telle activité (sociales, récompenses, punition, etc.). Dans ce cas là, l’activité pratiquée n’est pas une fin en soi.

  • La régulation identifiée. Ici la personne choisi de pratiquer une activité car celle-ci lui permet de développer des trais de caractère, de personnalité, qu’elle juge importante de travailler. Par exemple, je choisi de jouer au football pour travailler ma sociabilité et apprendre à m’intégrer dans un groupe. L’activité football n’est qu’un support pour travailler mon intégration dans un groupe.
  • La régulation introjectée. L’individu se met la pression pour pratiquer une activité sportive. Il n’y a pas de recherche de plaisir. La pratique sportive est alors réalisée car on nous dit qu’il faut faire du sport pour être en forme.
  • La régulation externe. La pratique d’une activité sportive se fait ici dans l’objectif d’obtenir une récompense. Elle est régie par les récompenses matérielles ou les contraintes sociales. Le culte du corps en est un exemple. Si je fais de la musculation c’est pour plaire aux autres. Ou participer à une journée organisée par mon club uniquement car je vais avoir une prime de participation.

L’amotivation

Cela correspond à l’absence de motivation. Cela n’empêche pas l’individu de pratiquer une activité mais il y a une certaine perte de contrôle. Il n’y trouve aucun intérêt. Sa participation est mécanique. Il ne trouve alors aucun intérêt à continuer de s’impliquer dans cette activité.

Conclusion

Gillet et al (2009) démontre que « les formes de motivations les plus autodéterminées (motivations intrinsèques et régulation identifiée) entrainent des conséquences positives alors que les formes de motivation les moins autodéterminées (régulation externe et amotivation) produisent des conséquences négatives. »

Il est donc intéressant d’identifier les éléments motivateurs qui vous amènent à pratiquer telle ou telle activité. La fixation d’objectifs vous permettra peut être de maintenir ou d’augmenter cette motivation.

Pour plus d’informations sur ce sujet n’hésitez pas à consulter les références ci-dessous ou à mettre en place un travail de préparation mentale en me contactant.

Références:

Pelletier, L.G et al (1995). Loisirs et santé mentale: les relations entre la motivation pour la pratique des loisirs et le bien être psychologique. Revue canadienne des sciences du comportement, 140-156

N. Gillet ∗, S. Berjot , B. Paty (2009), Profil motivationnel et performance sportive, Motivational profile and sport performance, Psychologie française 54 (2009) 173–190

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